Chroniques

  • Chronique de Guénaël Boutouillet (coups de cœurs de la rentrée littéraire pour la Bpi)

« un premier roman remarquable » 

qui « nous place en position d’enquêteurs (…) pour essayer de comprendre avec elle ce qui lui arrive »

« moments absolument fascinants et passionnants de tentatives de traduction (…) une poétique d’entre les langues »

Dans une autre présentation filmée à la médiathèque des Sorinières dans le cadre du cycle Vivre autrement, il en parle aussi (entre 2′ et 5′) comme d’ « un espace texte merveilleux dans lequel se déplacer, extrêmement étonnant, enthousiasmant, stimulant »

« Partisane d’une approche transversale mêlant notamment les textes aux images, elle défend l’idée d’une écriture globale qui s’affranchit des contraintes formelles liées à un style ou à un genre. »

« Avec humour, finesse et clairvoyance, Camille Reynaud jalonne son récit d’une multitude de références à la littérature, la philosophie, la poésie et la pop culture, comme autant de balises régénérantes et éclairantes. »

« le lecteur se promène dans son cerveau, vit, et l’assiste dans ce projet encore virtuel d’écriture qui « invite au récit. » »

« Cette autofiction décortique un temps durant lequel Camille est vulnérable, fragile, loin d’elle-même, détachée de ce « Soi » avec lequel elle a toujours vécu. Elle doit se réinventer, se renouveler, se dépasser. De cet incident improbable, inimaginable naît une ouverture sur le monde, ce monde que l’on a coutume d’appeler aujourd’hui « non essentiel ». Or c’est bien la culture et l’art qui la sauvent, de ces univers qu’elle tire la substantifique moelle du renouveau, une renaissance qui prend forme, une belle et solide résurrection. Ne pensez pas que ce récit soit larmoyant, bien au contraire. Il est factuel, il est même parfois drôle. »

« Un livre profond, drôle, émouvant, qui prête à réfléchir, riche en références, en réflexion. Un premier roman très prometteur et une autrice originale à découvrir. »

« L’écriture est fluide, fouillée, mais jamais ennuyeuse et on dévore ce roman plein de vie. »

« #VendrediLecture Camille, depuis l’enfance, a toujours été amoureuse des mots. Elle écrit, lit avidement, consacre ses études à la littérature. Mais un jour, l’année de ses 23 ans, les mots viennent à manquer. Confusion, douleurs, difficultés à voir et à s’exprimer… Le diagnostic tombe : Camille est victime d’une rupture d’anévrisme. 

Confrontée à un corps soudain devenu étranger, Camille Reynaud convoque autour d’elle une foule de références littéraires, cinématographiques, musicales, artistiques, qui agissent comme un talisman. Ces signes persistants d’un rapport empathique au monde et à l’art deviennent une preuve que tout ce qu’elle a conçu, pensé, parcouru ou aimé reste actif, présent, en dépit des séquelles bien connues de l’AVC – à commencer par la perte, terrifiante, des mots. Sa famille d’élection, d’Hervé Guibert à Yayoi Kusama en passant par Denis Roche l’autorise à transfigurer littérairement son parcours médical, notamment en manipulant à sa guise le vocabulaire médical qui, passé au tamis de la poésie, finit par acquérir une familiarité presque attachante. Camille Reynaud parvient ainsi à tirer de son expérience traumatique un premier roman saisissant de maturité qui, bien plus qu’un journal de maladie, devient une impressionnante entreprise de réappropriation intime et une émouvante déclaration d’amour à toutes les formes d’expression de la sensibilité humaine. »